Choisir sa Bithérapie
Voilà! Il faut insister un peu et ça vient! Tu as éliminé cette grosse m***e de Tenofovir. Quel gain énorme! Maintenant tu as tout en main pour l'allègement, à terme: Tivicay® en monothérapie et/ou le cycle court. Persévère!
Pourquoi la bithérapie ? Est-ce mieux que la monothérapie ?
La stratégie Triumeq® -> Bithérapie (à base de Tivicay®) -> Monothérapie de Tivicay® -> 4/7 (en mono) puis 1/7 (Hypodolu) présente un avantage définitif par rapport à tout autre allègement: il permet d'avancer à son rythme, sans se mettre en butte avec le corps médical (les empoisonneurs en blouse blanche...). Une fois dans la Bithérapie de Tivicay®, toutes les portes sont ouvertes. A la seule discrétion du patient et (éventuellement, mais pas forcément) de son médecin.
Porte vers la liberté, la liberté du patient par rapport à l'alliance tacite entre les médecins-empoisonneurs et la firme pharmaceutique-surdoseuse, elle rencontre une forte réticence des médecins-empoisonneurs: c'est comme cela qu'on les identifie facilement.
La bithérapie profite d'un vent institutionnel favorable. Voir essai LAMIDOL
Commercialement, le fabricant augmente sa marge en associant un diamant (le Dolutégravir) à de la verroterie (ex. Abacavir + Lamivudine) pour vendre le Dolutégravir 50% plus cher!
D’où l'idée de changer la verroterie de temps en temps: voir les essais SWORD-1 et SWORD-2
La France joue un coup d'avance et la monothérapie de Tivicay® gagne du terrain. La porte d'entrée, pour le médecin pusillanime et sa patiente effarouchée, c'est la Bithérapie de Tivicay®.
Les Bithérapies de Tivicay® et les autres
Nous discutons ici des bases Tivicay®. En effet, il apparait, depuis EACS-2015 et les travaux du Pr. Katlama (Salpêtrière) que l'usage antérieur de Raltégravir (ou Elvitégravir) pourrait compromettre les chances d'un passage à la monothérapie de Dolutegravir, qui reste notre objectif. Les Bithérapies à base de RALTEGRAVIR (Isentress ®) sont donc à proscrire.
Tivicay® + Emtriva®: notre favorite
L'Emtricitabine n'est autre que de la Lamivudine qu'on a fluoré. A un atome de Fluor près, c'est exactement la même molécule... C'est normal que la différence de nom entre Lamivudine (3TC) et Emtricitabine (F-3TC) prête à confusion.
Toutefois, en pratique, on peut, remplacer l'un par l'autre, sans se poser de question.
L'équivalence et l'interchangeabilité entre les 2 molécules (l'une fluorée, l'autre pas) est rappelée dans le rapport Morlat. Elle est aussi rappelée par l'OMS:
Pharmacological equivalence and clinical interchangeability of lamivudine and emtricitabine
C'est justement parce que c'est équivalent, en pratique, que les essais sont menés avec la Lamivudine (génériquée, donc moins chère). La validité des très bons résultats obtenus vaut aussi pour Emtricitabine (Emtriva®)
Cette interchangeabilité (équivalence) peut prêter à confusion. Mais c'est bel et bien kif ...
Elle suit naturellement Tivicay® + Truvada® (TDF+F-3TC) et a tous les avantages de Tivicay® + Lamivudine. Elle a un autre avantage: elle ne sera jamais coformulée.
Tivicay® + Lamivudine (Epivir ®): la plus populaire
Avantages:
- peu onéreuse
- pas de contrainte de repas
- pas de nocivité connue
- pas de suivi biologique spécifique
- pas d'effets 'psychotiques bizzares'
Tant qu'elle n'est pas coformulée, elle ouvre la voie à la monothérapie de Tivicay®: il suffit de laisser la Lamivudine au placard. C'est une excellente transition entre la Trithérapie et la Monothérapie de Tivicay®. Idéale pour s'assurer de la bonne tolérabilité du Dolutégravir (Tivicay®), puisque Lamivudine est considérée comme innocente de tout. Le Pr Reynes (ci-contre), qui préside un des COREVIH, en est l'ardent promoteur.
Tivicay® + Edurant ® (Rilpivirine): coformulée mais sans intérêt
Les essais préliminaires ont été concluants et des essais de qualification commerciale sont en cours (SWORD1 & SWORD2).
L'avenir de cette bithérapie est assuré: coformulation (1 seul cachet/j.) et approbation FDA. Avec à la clé une grande campagne promotionnelle orchestrée par le fabricant: Comment promouvoir la bithérapie de maintenance sans faire passer le message que la maintenance se fait différemment de l'induction (traitement d'attaque)?
Donc on verra fleurir moultes arguments pour expliquer la maintenance à une population tenue jusqu'ici dans l'ignorance.
Inconvénients:
- onéreuse
- contrainte de repas
- nocivité (de la Rilpivirine)
- coformulation (donc Tivicay® devient inaccessible)
- effets 'psychotiques bizarres' (presque aussi fréquents qu'avec Atripla®)
Tivicay® + Nevirapine: aucun intérêt, à éviter
Environ 10 à 15 % des patients ne tolèrent pas la Névirapine. Même si on la tolère, elle n'apporte rien par rapport à Tivicay® + Lamivudine. Elle nous vient de la Bithérapie Raltegravir (Isentress®) + Névirapine (Viramune®), qui avait de bons résultats, par substitution de Raltegravir par Tivicay®, qui est plus puissant.
On sait maintenant que la Névirapine induit une baisse de 30 % de la concentration de Tivicay®. C'est assez pour éloigner la clinicienne de base. (Lire ici)
On s'amusera de constater que même une concentration réduite de 30 % n'affecte pas le bon maintien de l'indétectabilité:
la concentration obtenue avec 50 mg est inutilement élevée pour la maintenance.
Bon Week-end et bonne bourre!
Les commentaires
Anonyme 22 décembre 2016 à 06:57
Charles-Edouard! 22 décembre 2016 à 07:41
Anonyme 28 Juillet 2017
Charles-Edouard! 28 Juillet 2017
Anonyme 28 Juillet 2017
Anonymous 15 Aout 2017
Charles-Edouard! 15 Aout 2017
Anonymous 15 Aout 2017

































